Trek Kalaw → Inle :
Haut les cœurs! Aujourd'hui on part en trek. Je voulais faire le 3 jours-2 nuits, Arno aucun. Compromis : on fera le 2 jours-1 nuit avec la nuit au monastère (ce qui a convaincu monsieur chouchou). Départ : 8h du mat par …. 40 minutes de taxi... jusque là tout va bien, on tient le coup. Toe Toe (notre guide) est avec nous, toujours équipée de son chapeau et de son parapluie (on sait jamais que le soleil arrive à passer à travers l'un, l'autre prend le relais). Elle porte également de quoi nous faire à manger, notre cuisto ne nous rejoindra pas car c'est fête au village en ce moment et il y a un risque important d'abus de whisky et donc de loupage de rendez-vous. On a rejoint notre village de départ, de là jusqu'au monastère il y a 7h de marche. On a commencé tranquillou dans les mêmes paysages de patchwork qu'hier.
Au bout d'1h, on a rencontré des dames dans un village qui nous ont demandé des médicaments pour l'une des leurs qui est malade. A part du paracétamol, nous n'avons rien pu donner d'autre. J'en ai profité pour prendre quelques photos, c'est donnant-donnant. D'autant plus qu'elles étaient drôlement habillées, tout de neuf et de propre avec des vêtements traditionnels de l'ethnie PAO.
Attention !! Au TGV Birman Uploaded by Golgotlm. - Exotic and entertaining travel videos.
Elles nous ont appris qu'elles se rendaient à un mariage dans un village voisin. Qu'à cela ne tienne! On s'est greffé au charter, c'est l'occasion de voir comment ça se passe. Toe Toe nous a appris qu'il y avait encore beaucoup de mariage arrangé, dont le sien avec un homme de 33 ans alors qu'elle en avait 17. Lui est musulman et elle bouddhiste. Elle a pu garder sa religion, il n'y a pas de conversion forcée. De même, la polygamie est interdite par la loi, mais si certains musulmans la pratiquent quand même.
On a donc suivi ces dames pendant ½ h jusqu'au village.
A l'arrivée dans le village, on a fait sensation, 2 blancs au mariage!! Dans les mariages de villageois, le marié paye la totalité de la noce. Les différents villages aux alentours sont invités. Les gens arrivent quand ils veulent ou peuvent. Ils commencent par aller saluer les mariés, assis dans une pièce l'un à côté de l'autre, avec chacun son meilleur ami.
P'tit chant de mémé !! bonheur,longue vie...
Bénédiction du fric pour qu'il fasse des "ptits"....
Les femmes s'assoient d'un côté, les hommes de l'autre. On boit du thé vert, on mâche de la noix de bétel et on mange des feuilles de thé vert marinées (très bon), du gingembre haché (plutôt fort) et des haricots grillés avec du sésame (çà, ça déchire). Chaque invité, s'il le peut, donne de l'argent qui est ensuite béni. Ensuite, les gens vont manger sous une toile, le repas préparé par le village et la famille. On n'a pas pu refuser l'invitation du père du marié, donc direction le « restaurant » à 10h30 du matin. Au menu : riz, curry de porc (et avec du bon porc fermier!), soupe de haricots rouges, pickles de légumes.
Le père de la mariée qui nous a gentiment "invi-bligés" à manger avec eux !!
Sitôt le repas fini, on a remercié nos serveurs, et on a continué notre randonnée. La majeure partie des paysages se ressemblait, mais on ne s'en ai pas lassé. Par contre, pour cette journée, il n'y avait quasi pas d'ombre et il a commencé à faire drôlement chaud vers midi, j'ai même chopé un bon coup de soleil malgré la crème.
Ayant mangé au mariage, on a zappé le repas du midi (tant mieux, j'aime pas leurs nouilles sautées). On a plutôt fait une pause 4h avec un bon avocat bien mûr et un bon litre d'eau chacun. L'avantage de traverser ces villages, c'est qu'on peut acheter de l'eau quand on veut, et on ne se promène pas les bouteilles vides, ils se battent pour les avoir, car ils s'en servent pour y mettre l'alcool de riz qu'ils produisent. Au magasin où on s'est arrêté, ils attendaient qu'on finisse nos litres pour nous les réclamer. Là encore, on a été l'attraction.
On est enfin arrivé au monastère vers 15h, on a marché plutôt correctement, et on a gagné une heure sur l'horaire. A certains moments même, on a distancé notre guide (faut dire que son mari ne travaille pas depuis 5 mois à cause d'une paralysie de jambe, et qu'il ne fait rien à la maison pour aider, donc elle est un peu crevée notre guide).On est les premiers sur place, le second groupe arrivera 4h après. On en a profité pour se reposer, bouquiner, voir les novices nettoyer les lieux, préparer notre couchage (on a dormi dans la grande salle). Pour la douche, ça attendra le lendemain car c'est vraiment pas pratique et pas très propre. Et puis, qu'est-ce que c'est bon de mariner dans son jus. Ça sent bon les phéromones! Avant le repas on a pu assister au coucher de soleil.
On a également fait la connaissance du chat avec les mêmes symptômes qu'un certain Camel. Ça faisait longtemps qu'on avait pas entendu un chat miauler aussi fort devant le néant !!
Ensuite, les novices sont allés chanter leurs prières pendant ½ h. On a une vidéo très sombre avec les voix mais on n'arrive pas à convertir correctement.
Et le repas arriva. On était loin de se douter que notre guide était aussi bonne cuisinière : bœuf sauté aux légumes, feuilles de moutarde sautées, ocras sautés, patates sautées, haricots mange-tout sautés, concombre et cacahouètes massala, riz blanc. D'accord, ça fait beaucoup de « sauté », mais, que voulez-vous, la Birmanie n'est pas faite pour améliorer le taux de cholestérol. Après ce festin, on est allé lire sur notre couche. C'est quand même mieux que pour les treks thaïlandais où les couvertures se déchiraient, tellement elles étaient sales et moisies, et où on devait dormir quasiment à même les lattes de bambou. Là, on avait une mousse chacun, 2 couvertures propres, un petit oreiller, le tout vraiment nickel. Ils avaient même installé des parois en bambou pour notre intimité. Dommage qu'il n'y avait pas non-plus l'isolation phonique, car dans l'autre groupe il y avait 2 bons ronfleurs (en plus du moine supérieur qui n'a rien à envier au parrain d'Arno). La nuit a été courte froide et humide. Pour le réveil, je conseille à tout le monde d'essayer la prière de novices à 5h, mais ça ne vaut pas la mosquée d'Ekas à 2h30. Après un petit-déjeuner pantagruélique, on a repris notre rando à 7h. Ça fait tôt mais comme nous marchons vers l'Est, on va avoir le soleil en pleine face, il va faire chaud très vite. Les paysages au petit matin sont vraiment sympa, avec une mer de nuage autour des montagnes. On continue à croiser des villageois vaquant à leurs occupations quotidiennes.
Et, enfin, on a pu voir le lac Inle. Bon, il nous restait encore 2h de marche, mais ça fait du bien au moral dans voir le bout.
Arrivés en bas, on est voir la fin du marché et le casino local. Comme tous les Asiatiques, les Birmans adorent parier. On a pu voir 2 de leurs jeux (mais sans photo, ils ne veulent pas). Le premier ressemble à la roulette. La table est divisée en 4 avec des sigles dans chaque partie, on met l'argent dans la case, ou sur une ligne de séparation, puis on secoue une boite avec un dé dedans, et gagne celui qui a le sigle de sorti. Le deuxième lui ressemble, on mise sur des cases avec des dessin d'animaux, et un homme tire sur une cordelette reliée à une barre sur laquelle repose en équilibre 3 dés ( plus facile à voir qu'à expliquer). Il faut voir les sommes qu'ils misent, ça y va par paquet.
Pour finir cette journée, on a rejoint Nyaung Shew en bateau en traversant le lac, ce qui nous a donné un avant-goût de notre prochaine excursion.
WTF ??? Olol barbu !!
Le frère de notre guide nous avait réservé une chambre dans une guesthouse, car il y a le festival des ballons-lumière en ce moment dans une ville à côté (un peu comme le Loy Kratong thaï). J'aurais bien voulu y aller mais toutes les guesthouses sont pleines et le taxi est hors de prix. Après une douche bien méritée et un bon décrassage, on a commencé à visiter la ville, ça nous plait beaucoup moins que Kalaw. On a trouvé l'agence qu'on m'avait conseillé pour acheter nos billets d'avion pour rentrer à Yangon, on va épargner les 15h de bus à Arno. En rentrant à la GH, on a trouvé des cochonneries frites à manger (je serais curieuse de faire une prise de sang à la fin de ce pays). Pour manger, je pense qu'on va vite déchanter, les resto sont chers et les assiettes pas très copieuses. Enfin celui du diner était très bon (côtes de porc, légumes et patates sautées... Mmmmhhh) mais on avait toujours faim, on est donc allé manger une crêpe ensuite, histoire de caler l'estomac, avec un délicieux yaourt. Le repas nous est donc revenu assez cher. Va falloir faire gaffe les jours prochains! Pour cette journée, ça sera tout, on est crevé. Il est temps d'essayer de dormir.
Inle :
Notre première nuit dans la guesthouse ne s'est pas trop mal passée jusqu'à 5h30 du matin, heure à laquelle les camions arrivent pour chercher les tomates. Qu'il est doux à l'oreille d'entendre le bon gros moteur diesel des années 60! Et nous avons le chance d'avoir un hangar à tomates juste derrière notre chambre (côté fenêtre, bien sûr). (il faut savoir qu'Inle est le royaume de la tomate, mais ce n'est pas pour cela qu'elles nous sont vendus moins chères). On apprend vite à remettre les boules Quiès (je bénis cet homme). Le petit-déjeuner nous a réconciliés avec la vie, il est bon, consistant, et c'est café/thé à volonté.
On est parti, ensuite, se balader dans le village. Et c'est vrai que c'est le royaume de la tomate. Tout le long de la route longeant le canal principal, il n'y a que des hangars à tomate. Elles arrivent par bateau des fameux jardins flottants en panier et sont triés et mis en caisse au village.
On a continué à longer ce canal très actif. Les bateaux ne servent pas qu'aux balades touristiques, le trafic sur le lac et ses affluents est continuel et démarrent dès 4h du mat, attention à celui qui a sa chambre donnant sur la flotte! On transporte de tout : tomates, paniers, familles entières, poules en cage, carpettes de bambou, scooters.... Et ça fait un barouf!
Une fois au pont principal, on est parti vers la campagne voir un petit village perdu, à cheval sur des canaux. Les villageois étaient super étonnés de voir des « blancs » parmi eux. Leurs spécialités, en dehors de l'agriculture : la galette de riz séchée (rice cracker).
Le long des canaux plus petits, inaccessible aux bateaux à moteur, les barques à rame prennent le relais. Ce sont plus des embarcations personnelles.
Après ce petit tour, on est retourné vers le centre et la place du marché afin de trouver une petite agence de voyage qu'on m'avait conseillé afin de réserver notre billet d'avion de retour vers Yangon. On a décidé de s'épargner le retour en bus de nuit d'une durée de 15h... s'il n'y a pas de soucis. Après ces formalités, on a pu se prendre un 4h et un peu de repos. Pour le diner, on avait repéré un resto rempli de locaux. On s'est dit : « chouette, on va pouvoir manger comme eux et surtout moins cher ». Et bien, que nenni. Quand on s'est présenté, ils nous ont sorti une petite carte de derrière les fagots, avec exactement les mêmes plats qu'ailleurs, et surtout les mêmes prix. Inle, c'est vraiment le pire lieu touristique pour ça.
Le lendemain, on s'est levé avec un ciel complètement plombé. Dommage, c'était le jour de la balade en bateau sur le lac. On est donc parti avec notre batelier pour 6h de balade. On aurait pu faire plus long mais y en avait marre des visites de pseudo-fabriques/vrai magasin de souvenir. Nous avons commencé par 1h30 de traversée du lac pour rejoindre un marché local. Tout le long, nous avons croisé des bateaux à rames, à moteur, transportant des gens, des marchandises, récoltant des algues au fond du lac. Les particularités de ce lac tant visité sont ses jardins flottants, des centaines de mètres carrés de culture de légumes reposant sur l'eau, et cette manière unique de manier la rame debout, la jambe enroulée autour. Nous avons traversé un village sur pilotis, faisant penser à un village fantôme.
Technique pour ramer sur Lac Inlé Uploaded by Golgotlm. - Explore exotic destinations and travel videos.
A l'arrivée au marché, que de monde!! Il y a près d'une centaine de bateau, dont une trentaine que pour les touristes. La partie « locale » est intéressante, on découvre toutes les sortes de poissons séchés et crûs du lac, les différents légumes cultivés dans la région, et même la coiffeuse.
On a passé une petite ½ heure, mais la moitié du marché est consacrée à la vente de souvenir. Trop, c'est trop! Ensuite, s'en est suivi la visite d'un atelier de tissage de soie, coton et de fibres de lotus. C'était très beau mais hors de prix pour notre budget. Notre chauffeur nous a emmenés dans une fabrique de bateau, où nous avons surtout assisté à la fabrique de cigares locaux (mélange de miettes d'écorce d'arbre à palme, de sucre brun, et de tout un tas de cochonnerie, roulé dans une feuille particulière bien verte).
Après ça, on a arrêté les frais. Pas de fabrique de laque, de bijoux et autres, les boutiques, y en a marre. On a passé les 3h suivantes à visiter une pagode, un monastère et les fameux jardins flottants. Et pour ça, le soleil a enfin décidé de se lever, quelle chance!
Après cette journée passée à admirer les merveilles de la nature et du travail de l'homme, dans le bruit du moteur, assis sur de pôv bancs en bois, on a enfin pu se poser tranquille à bouquiner... allongé. Pour le repas du soir, on a décidé d'essayer le resto de notre GH. On s'est pointé comme ça, la fleur au fusil. Et là, un couple de belges nous a appris qu'il fallait réserver à l'avance..... et bien non, pas pour nous. Par contre, pas de choix, on a que ce qu'il y a en cuisine. Et c'est tant mieux! On a eu droit à un poisson chacun cuit avec une sauce à base de paprika (ils disent curry ici... mouai). On s'est déchiré le bide tellement c'était bon. Au passage, on s'est aussi offert une bonne discussion avec ce couple belge. Quel plaisir de parler français.
Le lendemain, ça a été petit-déjeuner à rallonge, glandouille, balade dans la campagne, bouquin, sieste, 4h.... enfin rien de bien intéressant mais tellement agréable.
Pour le repas du soir, on s'est fais un gros plaisir, on est retourné manger une crêpe. Bon, ce ne sont pas nos galettes de sarrasin mais ça nous a fait un grand bien (avec de la tomate, des oignons, de l'ail et du fromage qui avait du goût).Et pour finir, une chope de yaourt maison! De quoi passer une bonne nuit!
Notre dernière matinée a été consacrée à un énième petit-déjeuner à rallonge, sauf que je n'ai plus à demander 2 pancakes, elles arrivent ensemble maintenant, et au bouclage des sacs. L'aprem est consacré à notre retour à Yangon. Bon, l'aéroport de Yangon vaut largement celui de Labuanbajo, c'est rustique et minimaliste mais ça fonctionne. Malgré notre compagnie aérienne, nous n'avons pas réussi à avoir un vol direct, nous avons dû monter à Mandalay pour redescendre. A l'arrivée à l'aéroport, on a attendu la navette de l'hôtel qui n'est jamais venue. Et pour finir, on était en retard d'une heure donc notre chambre avait été donnée entre temps. On a donc fini en dortoir, pas génial et plus cher, entre les cuisines et les voisins qui se foutent sur la tronche à 4h du mat. SUPER!!! Le lendemain on a pu changer pour un placard chaud sans fenêtre. ça a été une bonne journée glande à papoter avec un Néo-Zélandais croisé à Kalaw, un couple de Français rencontrés un mois avant (ceux de la grande pagode). Bien sympa cette journée. C'est rigolo, car pendant tout le trip, on a toujours rencontré les mêmes personnes, couples de Français, d'Allemend, d'Anglais.
Bon, pour finir, la Birmanie, c'est génial. Il faut y aller, ne pas laisser ces gens sans revenu touristique, sans contact humain avec l'extérieur. Un vrai coup de coeur! On y reviendra mais avec un budget plus conséquent afin de se rendre dans les régions isolées en avion. ALLEZ-Y!! Ce sera notre mot d'ordre pour ce pays.
Bagan :
Bon, l'état d'Arno est en voie d'amélioration, il n'a pas eu plus de symptômes que ça, il a juste mal dormi. Ça s'annonce mieux pour la journée qui nous attend. Pour partir de Mandalay, j'avais opté pour le bateau lent : 15h, 10$, un truc cool où tu peux bouger, voir de beaux paysages, discuter avec les gens. Mais c'était sans compter sur mon manque d'organisation ( Arno : Auto-flagellation encore :p ). En fait, ce bateau ne descend que les mercredis et dimanches. Et nous, on veut descendre le jeudi, à la rigueur le vendredi. Mais pas question de raccourcir notre séjour sur Mandalay ni de le rallonger de 2-3 jours, juste pour un bateau. On a, donc, pris le bus. Oh mon dieu! Quelle erreur! On en rigole maintenant que c'est passé mais 6 heures (ça devait être 8 au départ) de route sur un asphalte faisant penser à de la piste de brousse africaine, avec certaines parties de la route ayant disparu (la majeure partie en fait), dans un bus où on manque cruellement de place. Il a, en plus, fallu que je tombe sur le siège avec le moteur de la clim à mes pieds. Et régulièrement, la clim faisait des siennes alors qu'on ne pouvait pas ouvrir les fenêtres. On est quand même arrivé vivant, très fatigué pour Arno. Pour rejoindre notre guesthouse, on a inauguré le trickshaw. C'est un vélo/side-car, avec un siège devant pous s'assoir, et un siège arrière dans le sens inverse de la marche pour une deuxième personne, ou pour notre sac. J'avais pitié du pôv mec obligé de pédaler sous le soleil pour trainer mes grosses fesses. Et j'vous dis pas pour Arno, assis, il était aussi grand que le mec qui pédalait!
On s'est installé dans une petite pension, c'est vétuste mais propre et pas cher. La chambre que nous voulions était déjà occupée, on en a choisi une autre, en espérant qu'elle sera silencieuse. Après un repos bien mérité, on est allé manger au Mansabai Restaurant un curry au poulet (pour moi) et au mouton (pour Arno), accompagnés de pleins de légumes (haricots verts, okras), de pickles, de pâte de haricots rouges, et de piments, et d'une soupe. C'était assez particulier comme goût, un sacré mélange de salé, de poisson, de rance, de mariné... On n'a pas tout aimé, mais on réessaiera.
Ensuite on s'est fait un bon film (sur les conseils de Sylv :p Merci poulet ^^) : les 3 royaumes. Pas mal du tout John Woo, c'est quand même quelqu'un. Ça tombait bien que le film soit long, les voisins d'à côté ont discuté jusqu'à plus de minuit. On a réussi à s'endormir mais avec les boules caisse.
Pour notre deuxième jour, on est resté au lit le maximum pour ne pas rater le petit-déjeuner, c'est-à-dire 8h40. Ouah!!! Quelle grasse matinée.... Ce matin, on a décidé de voir avec le proprio si on pouvait changer de chambre car entre les voisins qui discutent jusqu'à pas d'heure, et la voisine qui met sa télé à tue-tête dès 6h, ça va bien! Et coup de bol, celle que l'on voulait venait de se libérer. Nickel, on l'aura pour ce soir. Aujourd'hui, on a commencé la visite de Old Bagan. C'est l'un des sites bouddhistes les plus célèbres avec Borobudur et Angkor. C'est assez étendu, et il y a des centaines de pagodes, chédi, monastères, ruines... à voir. Pour aujourd'hui, on s 'est cantonné au site même de Old Bagan qu'on a rejoint en pick-up, et ensuite on s'est baladé à pied. Il a fait chaud mais c'est quand même supportable, comme une balade en plein Toulon au mois d'août à 13h. On a vu 3 des plus beaux temples mais on reste quand même sur notre faim.
Certes ils sont très beaux de loin, avec la brique rouge qui tranche sur la végétation bien verte, mais quand on s'approche, ils perdent de leur superbe. Il n'y a pas beaucoup de sculptures, les Bouddhas ne sont pas beaux, et il n'y a quasiment rien à voir à l'intérieur. Vous allez dire que c'est donné de la confiture aux cochons, mais après avoir visiter Angkor, beaucoup de choses semblent fades. Pour le retour, on est revenu à pied ce qui nous a permis de trouver de jolis points de vue sur d'autres temples. Une jolie petite trotte récompensée par un lassi à l'ananas. On a ensuite découvert notre nouvelle chambre : beaucoup mieux! Moins vétuste, plus propre, donnant directement sur la terrasse du petit-déjeuner. Ensuite douche, car si la Birmanie est poussiéreuse dans l'ensemble, Bagan c'est le bac-à-sable. On en a plein les pieds, la figure, les cheveux. Et enfin, pour changer, et parce que j'en mourrais d'envie depuis quelques temps, on est allé manger une pizza. Oh, rien de folichon, une sorte de pâte à tarte décongelée, tartinée de sauce barbecue, mais cuit au feu de bois, on y croirait presque.
Pour notre deuxième jour, on a fait les fainéants. Parce que les sites du jour sont trop loin pour être accessibles à pieds et parce qu'il fait quand même trop chaud pour faire du vélo, on a loué les services d'une carriole à cheval.
C'est quand même drôlement sympa de se faire promener alors qu'il fait une bonne grosse chaleur, et vu la tronche des pistes sableuses, on en aurait bien à suer à vélo. Les temples du jour n'avaient rien à envier aux autres de l'extérieur mais surtout, à l'intérieur, on a pu admirer de magnifiques peintures. La vache, la gueule que ça devait avoir à l'époque! On est loin des châteaux-forts de notre moyen-âge.
Dans la matinée, on a pu également visité un petit hameau typique où nous avons pu voir l'activité quotidienne locale : tissage, séchage de cacahouètes, filage du coton, production d'huile d'arachide et de sésame..... fumage de cigares locaux ressemblant étrangement à un gros pétard.
C'était intéressant, mais surtout rigolo de voir ses jeunes-filles s'intéresser à Arnaud : « et vous êtes amis?... ». La tête qu'elles font quand on leur dit qu'on est marié. Mais j'ai remarqué quand Asie j'étais souvent considérée « en trop » (voire comme la mère de monsieur) par ces demoiselles.
La pause déjeuner nous a permis de goûter d'autres curry birmans. Bon, en fait, ils se ressemblent tous, mais ils ont l'avantage de ne pas piquer. Vers la fin de l'aprem, on est monté sur le temple où tout le monde va pour le coucher de soleil. Moi, je préfère la lumière et les couleurs présentes 2h avant, donc on était tout seul.
La dernière photo, Arno espérait juste que je m'étale pour faire la photo « vidéo-gag ». Quelle sollicitude ce jeune marié....
Deux jours à arpentés ce site ont été suffisants, car ça se ressemble souvent. Le troisième jour, on a voulu profiter d'internet et envoyer la news de Mandalay, mais il sera dit que nous auront eu peu de chance dans ce pays. Ça marche pas encore une fois!! On avait émis le projet de louer des vélos en fin de journée pour profiter une dernière fois des temples et dans une bonne lumière, mais Arno a eu la suite logique de sa première alerte. Il a donc passé la journée sur les toilettes, et le lendemain on prend le bus pour Kalaw! 10H de bus!! Pour notre dernier diner ici, on est allé dans un très bon resto chinois, dont je n'ai pas pu profiter pleinement vu que c'est moi qui est eu une alerte estomac. On y a rencontré les 2 jeunes-filles de Sagaing. La Birmanie est grande mais tout le monde suit le même chemin, donc on croise toujours les mêmes gens (dont une dame d'environ 65 ans avec une choucroute blonde sur la tête). On leur a fait profité de notre expérience du terrain et de notre carte d'état-major achetée à prix d'or (0,5$). On a pas trop trainé à papoter car notre bus part le lendemain à 4h du mat.
Kalaw:
Bon, la nuit a été courte mais les Imodium ont été efficaces, Arno peut rester pour l'instant à distance des toilettes. On a eu une mauvaise surprise au réveil, le bus est passé nous prendre 1/2h plus tôt que prévu, et nos sacs n'étaient pas complètement bouclés. Le speed du matin, j'aime pas ça, je me serais cru en garde. Et la tête qu'on a fait quand on a vu notre bus..... Un vieux machin ressemblant aux bus sur Florès, où on case difficilement 2 birmans sur une même banquette.... alors je vous dis pas un Arno et une Gwen!! Le truc rigolo (mais 30 secondes pas plus), c'est la tête des occidentaux qui sont montés ensuite... à peu près la même que la nôtre. Et non seulement le bus était pourri mais la route allait avec. Une vraie descente en enfer. C'est la première fois que je trouve un trajet aussi long. Et à 1h de l'arrivée, la boite de vitesse a commencé à faire des siennes, elle voulait plus passer de première en seconde. On est quand même arrivé, avec un certain soulagement pour nos fessiers. L'accueil était au rendez-vous, on est donc allé au Eastern Paradise. La chambre est grande, chouette, on a de l'eau chaude. On a pu faire connaissance avec notre future guide Thu-Thu, avec qui nous feront un treck d'une journée. Après un repos bien mérité, on est allé manger népalais. C'est très bon... mais c'est la même chose que le birman en gros.
Première journée sur Kalaw. La nuit a été excellente,le petit-déjeuner est à la hauteur de sa réputation et il fait un temps magnifique. On est parti visiter le marché local, car c'est le jour du Grand Marché hebdomadaire, il ne commence QUE vers 8h30. Fainéant? Non, ils ont juste entre 2 et 3h de marche à pied pour venir. C'est vraiment typique, des étals à même le sol, des poulets coupés devant nous, des relents de poissons pêchés depuis je-ne-sais-pas-quand.. On aperçoit de temps en temps des costumes traditionnels mais c'est difficile de prendre des photos, on a l'impression d'être des voyeurs, et passer après le énième touristes..... ça fait un peu exploitation.
Ensuite, on a fait une pause, car les ennuis intestinaux du chouchou ont repris. Ce qui est bien, c'est que ça s'arrête pendant les transports. En milieu d'aprem, on est allé grignoter des samoussa, et des sortes de chaussons fourrés à la viande (mon dieu, rien que d'y penser j'en salive) avant de faire une petite marche dans le village puis on est allé voir des grottes. Le village est pas bien grand, il y a quelques vestiges de la colonisation britannique, et quelques maisons dont les plans ont dû être pompés sur un catalogue suisse.
Pour finir notre visite, on est monté à une pagode pour avoir une vue sur la ville : complètement inutile. Le soir, on a changé de resto, on est allé manger chinois, pour Arno : poulet frit à la sauce au beurre et à l'ail (non, c'est pas gras) et pour moi : anguille sautée au paprika. Délicieux! On a trouvé notre cantine.
Deuxième jour sur Kalaw. Festivité du jour : trek dans la montagne. Ouf!! Ça a été beaucoup moins dur que prévu, il s'agissait, en fait, d'une bonne randonnée de 6h à travers de beaux paysages, des plantations de thé, et un village Palaung mais on a vu que les enfants à l'école. Normal, fallait pas croire que les parents seraient là à attendre en tenue tradi que les touristes passent et prennent leurs photos. Par contre, on se rend compte du mal que nous, les étrangers, avons fait: pas un gamin qui ne quémande des bonbons. Ils ne savant même plus dire bonjour quand ils nous croisent, seulement « bonbon ». Bien sûr, aucun touriste ne laisse d'argent pour payer le dentiste. Et comment expliquer à un enfant qu'il faut travailler pour gagner de l'argent quand il suffit de tendre la main et demander. Les guides commencent à faire la guerre à ce genre de pratique. Moi, j'ai coupé court, j'ai précisé à la guide que je donnais rien, même pas des cahiers aux instit, je donne aux ONG qui, eux, redistribuent. Elle était entièrement d'accord avec ça (parfois les instits monnaient ensuite aux familles les cahiers reçus gratuitement pour se faire de l'argent, ou les familles revendent pour améliorer l'ordinaire).
Se reconnaitra qui voudra.... (papa? Beau-papa? Frèros? Collègues?....)
Après la pause déjeuner, on est revenu tranquillement vers Kalaw. Et là, j'ai eu une discussion incroyable avec notre guide à propos de …. contraception. On aurait plutôt pensé à une discussion politique (qu'on a eu ensuite mais à propos de la France)sur les dernières élections, mais non, elle était épatée par mon implanon. Le retour a été plus facile car quasiment plat.
Bon, j'ai failli me faire attaquer par un buffle, mais à part ça, c'était bien. On a même décidé de remettre ça dans 2 jours et sur 2 jours (je voulais 3 mais Arno non). Après un repos mérité, on est retourné à la cantine. Pour ce soir, ce sera végétarien : curry patates-aubergines et patates-noix de cajou. Ça fait du bien de manger de la patate! Et puis quelle douce impression à la fin, quand on a mélangé le riz avec la sauce!! J'avais l'impression de manger un poulet sauce chasseur fait par maman, et Arno de manger le riz qui accompagne les tomates farcies de sa moman à lui, gros moment nostalgique.
Troisième jour à Kalaw. On a loué aujourd'hui un taxi pour se rendre aux grottes de Pindaya, où il y aurait 8000 Bouddhas. Il nous a fallu 1h30 de route dans une bagnole sans suspension pour nous y rendre tout en traversant des paysages magnifiques. On a pu se rendre compte de la déforestation massive de cette région, mais les cultures qui ont mis à la place font comme un patchwork de couleur, on ne peut pas s'empêcher de trouver ça beau. A l'arrivée, Arno a beaucoup apprécié que le tax ne nous laisse pas en bas des marches du grand escalier mais en bas de celles du petit. On en aurait marre des marches?? La grotte est beaucoup plus impressionnante que celle de Kalaw, il y a des centaines de Bouddha, qui créent un véritable labyrinthe. Chaque Bouddha a été offert par une personne/une famille/une corporation, même le bureau des narcotiques de le police de Bangkok a sa statue!
Ensuite notre chauffeur nous a déposé à une fabrique d'ombrelles en papier. C'était hyper intéressant à voir la fabrique du papier, du squelette de l'ombrelle, la pose du papier...
Pour finir, on a visité ce qu'il restait du marché de Pindaya, on a quand même essayé de nous vendre des antiquités (qui devaient dater d'il y a 6 mois).
pains de savon entrain de sécher
Pour le retour, on a fait quelques haltes pour admirer le paysage malgré le soleil déjà trop haut. On a voulu retourner manger ces délicieux samoussa, mais c'était fermé!! On n'a vraiment pas de cul. On a réussi à trouver un autre vendeur, c'était un peu moins bon, mais ça valait quand même le coup. Pour le reste de l'aprem, ce sera sieste pour monsieur chouchou, rechargeage des différents appareils, tapage de nos exploits et remplissage des sacs pour la énième fois. Demain c'est sport! Et, afin de se donner un peu de courage, on retourne se régaler au Sam's family restaurant....
Ps : La suite à venir prochainement, si on trouve du wifi vers Cebu au Philippine :) !!
Vendredi 5 :
Ce matin, c'est glandage et papotage, notre bateau n'étant qu'à 12h30. On est une bonne bande de Français à le prendre (9), à laquelle se joint un couple de New-Yorkais américano-mexicain (qui font un voyage de noce de quelques mois en Asie du Sud-Est et en Inde, comme c'est original!). Sur ce coup-là, on va se ruiner : 2$ par personne pour 5h de bateau. Bon, le bateau, faut pas être regardant, y a des trous dans tous les coins, y a de la rouille qui tient la peinture, ça vibre de partout, on est assis à même le bois, mais la balade s'annonce agréable. Au début, chacun s'installe tranquillou, ne prenant pas trop de place.
Puis on prend vite ses aises, on pique une caisse au cuisto pour improviser un pique-nique, on s'affale pour faire une sieste, on bouge, on change de côté « pour voir si ailleurs la vie est plus belle », on prend un café.... bref, on s'approprie les lieux, c'est vraiment cool.
Niveau paysage, c'est plutôt calme au début : de l'eau, des rizières, des villages, la vie qui s'organise autour de la Salouène (la rivière que nous remontons), avec ses gamins jouant dans l'eau, les bateaux...
On commence un peu à se lasser de voir toujours la même chose, alors on échange avec les autres. On se rend compte que chacun à sa manière de voyager. Nico, lui, c'est vélo et toile de tente depuis 1 an et demi dont 7 mois au Japon, mais il ne fait quasiment aucun site touristique (ça coûte trop cher), et ne mange quasiment rien (héhé, Arno m'a fait comprendre que je pouvais toujours essayer de faire la même chose avec lui). Sylvie et Jean-Marc, eux, font 2 voyages par an, un en couple, et l'autre chacun avec ses potes, et max 2,5 semaines. Ils vont à l'essentiel dans chaque pays, c'est sûr que ça fait court mais ils n'ont pas le choix, alors c'est mieux que rien. Nous, maintenant, on se rapproche plus de Freddy, on prend notre temps, tant pis si on ne voit pas tout, et, surtout, on a drôlement diminué notre nombre de photo, on préfère regarder de nos yeux plutôt qu'à travers un objectif.
La deuxième partie du voyage est beaucoup plus intéressante, on traverse des paysages karstiques comme la baie d'Halong, de Phang Na ou Yangshuo en beaucoup moins impressionnant mais pas moins beau.
On croise de nombreux villages où on doit être à l'heure du brûlage des déchets car il y a des feus un peu partout. Pendant cette journée, on s'est vraiment rendu compte du fossé entre la ville et la campagne. Ici, on vit encore dans des cabanes en bois et bambou alors qu'en ville on trouve des écrans plats (l'histoire ne dit pas s'ils peuvent les acheter). Et on n'est pas encore trop pollué par la société « sac plastique » et tous les accessoires qui vont avec, on en a très peu vu sur les rives. Mais on ne se fait aucune illusion, ça va venir. Ce voyage aura duré 5h, et se terminera en apothéose avec le coucher de soleil, je n'ai jamais vu un ciel aussi rouge.
A l'arrivée on est attendu par les pick-up de l'un des rares hôtels acceptant les étrangers (les autres nous refusent car il leur faudrait payer une taxe de 10%, qu'ils n'ont pas autrement). Bof, c'est vraiment basique et ne mérite pas les 10$, mais on n'a pas la choix. A peine installé, on s'est pressé pour aller acheter nos billets pour le lendemain, afin de pouvoir rejoindre Bago vers midi et prendre le bus de nuit pour Mandalay. Et on a bien fait, on est juste arrivé pour les 2 dernières places du bus de 7h (qui est plus rapide et 2 fois moins cher que celui de 8h, va comprendre Charles), certains de notre groupe ont fait la soupe à la grimace. Pour le diner, on se dirige tous vers un resto birman, notre premier à la grande stupéfaction des autres (depuis le début, on a mangé indien, chinois, indéfini). Bon, ce n'était pas vraiment une réussite mais on se rattrapera ailleurs. Par contre on a essayé notre première bière du pays : pas mal. Il faudra qu'on essaie les autres, certaines chiffrent 8,8° et 9,9°, ça va cogner!! En fin de soirée, certaines étaient un peu échauffées et nous ont fait une petite démonstration très réussie de danse orientale (eeuuuhhhh, nous, on s'est tenu à carreau). Ç a faisait du bien de se marrer autour d'une table et d'une bière.
Samedi 6 :
Lever 6h, ça fait un peu tôt, mais on n'a pas envie de rater le bus et il faut aussi qu'on se trouve un petit-déjeuner, car on a faim depuis 2h du mat. Pour la bouffe birmane, on saura qu'il faut augmenter les portions. Pas besoin de prendre de taxi, on a rendez-vous à 300m devant l'agence. Arno, ensuite, part à la recherche du petit-déjeuner. Il revient tout content (et moi aussi) avec un sac plein de samossa, de chourros, de parati. C'est super bon mais ça baigne dans l'huile!! Sans déconner, je suis sûre d'avoir avaler au moins un demi-verre d'huile à manger ces saloperies : ça va tenir au corps!! (et ça sera plus facile à vomir). Le voyage s'est pas trop mal passé, hormis qu'on se trouvait au fond du bus à valdinguer à chaque nid-de-poule (et y en avait, vous pouvez me croire), et qu'on a pas arrêté de se faire contrôler. Il a même fallu qu'on sorte tous du bus pour aller montrer nos passeports. Une explication : on est prêt du pays karen.
Après 6h de bus, on nous débarque à la gare routière de Bago. Le but est de choper 2 places pour le bus de nuit du soir : réussi mais c'était limite, il n'en restait que 4, donc, on sera encore dans le fond. J'avais émis l'hypothèse de profiter des 5h de transit pour aller visiter les quelques sites de Bago mais les quelques cartes postales dans l'agence nous ont fait économiser 20$ : ça n'en vaut pas le coup, les monuments sont assez grossiers, on a vu mieux ailleurs. On s'est donc installé à la terrasse d'une échoppe-restaurant et on a regardé la vie passer. On a eu droit à un florilège des meilleurs moyens de transport birmans :
On s'est rendu compte également que la Birmanie était à l'Asie ce que l'Afrique Noire est à l'Europe : un dépotoir à vieilles bagnoles, en l’occurrence, ici, à vieux bus ( bus du Narita Airport de Tokyo, le bus limousine de l'aéroport de Bangkok, des bus chinois....). Et ça marche pas si mal que ça.
Pendant notre halte, on s'est aussi amusé à voir les gens travailler. Dès qu'un bus arrive, ils sautent tous sur leur plateau ou leur panier et courent le long du bus pour vendre tous la même chose. Et au bout de 5 minutes, ils vont tous se rassoir. Pendant ce temps-là, des marchants tournent autour des échoppes pour vendre de tout et de rien.
On s'est bien amusé à voir ce ballet bordélique, organisé autour de l'arrivée des bus.
Quand le nôtre est arrivé : gloups, y a pas beaucoup de place entre chaque siège, et côte à côte, on est peu serré. Le mec devant Arno fait la gueule, il ne peut pas baisser son siège d'un yota à cause des genoux de monsieur, la nuit va être longue!! En fait la nuit a été mieux que prévue. Il restait 1 rangée de 4 sièges de libre juste derrière nous, et sur 2 d'entre eux, ils ont mis nos sacs. Arno a vite fait de les pousser pour s'installer, allonger confortablement les pieds sur mon accoudoir. Et, comme ça, j'ai pu moi aussi m'étaler sur mes 2 sièges voire déborder sur le strapontin du milieu. Le seul hic, la clim. Pour nous, ça allait encore (j'ai quand même fini avec mon paréo en guise d'écharpe, le blouson d' Arno et la petite couverture qu'on a piquée dans l'avion de la Cathay Pacific sur les jambes) mais pour les birmans...oulala. Ils étaient frigorifiés. On se disait aussi, pourquoi le 2ème chauffeur qui se repose porte un bonnet? Après 12h de voyage, 2-3 contrôles routiers, une halte petit-déjeuner à 4h du mat (fait toujours faim à cette heure-là), on est arrivé à Mandalay. Il ne reste plus qu'à trouver où crécher. Mais ceci est un autre jour.
Mandalay :
A peine débarqués du bus à 6h du mat, on se jette sur nous pour nous emmener dans un hôtel. Le pris demandé est vraiment trop cher, j'essaie de marchander mais on nous fait comprendre qu'à 6h du mat, c'est ça ou rien. Après avoir visité 4 guesthouses, on préfère revenir à la première (la plus conseillée) même s'il faut attendre 4h avant d'avoir une chambre (on l'aura au bout de 2). C'est cool, 12$ pour une chambre de 3 avec clim, eau chaude et petit-déjeuner. A peine dedans, on saute dans la douche puis dans nos lits, la nuit a vraiment été trop courte. Vers 15h on sort pour chercher un semblant de supermarché afin de trouver de quoi grignoter, résultat : nada. On en a bien vu en venant mais ils sont trop loin, on se contentera d'acheter de la flotte en attendant le repas du soir. Pour manger, on s'aide du Lonely (on en a trouvé un en anglais de 2009 et gratis). Ce soir, ce sera chapati avec curry de mouton et riz biriyani. Un vrai délice!!
Et on a trouvé un restaurant de glace, lassi et milk-shake : le Nylon Ice Cream Café. Ohlala, le lassi nature.... et le milk-shake à la vanille!! Moi, j'en connait qui vont nous voir tous les jours!!
Pour le deuxième jour, on découvre la ville. On a surtout découvert qu'on pouvait rêver si on voulait dormir après 6h30 du mat!! On a les douches communes à côté de notre chambre, et les birmans, une fois qu'ils sont levés, ils sont levés, et c'est parti la parlotte!! Après le petit-déjeuner, on est parti à pied pour la Mandalay Hill (traduisez la montagne de Mandalay, qui s'avère être, en fait, une petite colline) en longeant le palais royal. Y a quand même de la distance à parcourir pour atteindre le pied des escaliers (eh oui, on est en Asie, donc : escaliers), et il commence déjà à faire chaud.
Pour grimper au sommet, il faut enlever ses chaussures (quand on en a marre de payer le gardiennage des pompes, on apprend vite à avoir toujours un sac plastique avec soi), et c'est parti pour ½ heure de montée. Sauf qu'ici, ce n'est pas entretenu comme en Thaïlande, le sol est pas lisse, y a plein de petits cailloux, et parfois des déchets. Mais maintenant on est aguerri (vous avez vu comme mon vocabulaire s'est amélioré). Les différentes pagodes et Bouddha rencontrés le long de notre ascension ne cassent pas des briques mais ça permet de faire des pauses, parce que moi, les marches, j'en ai marre (j'veux retourner au Japon, là-bas, au moins, y a des escalators).
Au sommet on a une jolie vue sur la ville et son palais royal qui prend quand même pas mal de place. Pour la descente, on changera de chemin, moins fréquenté et donc moins bien entretenu.
Ensuite on est allé visiter d'autres pagodes, tout en essayant de passer à travers les contrôles des tickets car on n'a vraiment pas envie de payer 10$ chacun pour soit-disant entretenir les sites.
Pour le « Golden Palace Monastry », on ne pouvait pas gruger donc on est resté à l'extérieur. On a fini notre journée visite, par une balade le long du palais mais en passant par le sud cette fois. En fait on voulait se rendre dans un mall, histoire de faire quelques achats de liquide à 0 Cal associés à des solides craquants à beaucoup de Cal, eux. Bon, en fait, on a rien trouvé car ils sont vraiment trop loin, on est donc allé près de la guesthouse dans un café pour se prendre un petit quatre-heure de 14h. Mon dieu, on a failli passer à côté de ça! Des pancakes à la banane, du thé au lait concentré, de l'horlix (boisson au lait et aux céréales qui a un goût de caramel).
On est allé ensuite se poser avant de retourner manger des chapati et de la glace! Ils ont même failli me tuer! J'ai commandé une boule de glace au lait, et ils m'ont amené de la glace au durian : beurk!!! Ça a le même goût que l'odeur. Enfin, c'est bien sympa avant de se mettre au lit.
Le jour suivant on est allé voir l'ancienne ville de Mingun, au nord de Mandalay, qu'on atteint après une heure de bateau. Mais pour cela, il faut, avant tout atteindre la jetée. On a donc marché pendant une bonne ½ heure pour atteindre la rivière, et on s'est retrouvé devant plein de bateaux accostés à la rive, rive ressemblant fortement à un dépotoir.
Les billets pour le bateau ont bien augmenté, c'est toujours bon marché mais c'est passé de 3000 à 5000 kyats par personne, ils s'emmerdent vraiment pas. Après une heure de navigation dans un vacarme motorisé, on arrive enfin sur le site. Et là, le choc! On est arrivé devant un site bien plus touristique que ce à quoi on était habitué ici. Et qui dit site touristique dit vendeurs en pagaille, transports en veux-tu en-voilà pour faire 300m, boutiques vendant toutes les mêmes boisson, les mêmes tee-shirts, les mêmes peintures.
Ils sont beaucoup trop nombreux pour le peu de touristes que nous sommes pour pouvoir survivre. Alors c'est le harcèlement constant, mais c'est quand même moins agressif qu'en Thaïlande, au Vietnam ou qu'en Tunisie! On passera 2h à arpenter les différents sites, dont le plus important, le Mingun Palace, a été en grande partie détruit par un tremblement de terre : ça lui donne du charme.
On a réussi à ne pas payer les 3$ par personne, en contournant la cahute du guichetier mais on ne montera pas en haut du palace. Tant pis, on ne verra pas la « superbe » vue sur la rivière et la campagne. On s'en remettra.
A la fin, on passera par derrière les magasins, dans les chemins, à voir comment les gens vivent, c'est bien plus intéressant. Après une petite pause café, on attendra le départ, vautrés dans des transats en bambou dans le bateau, à l'ombre, tranquille. Au retour à la guesthouse, après une petite marche en plein soleil (j'ai adopté la mode birman, je me balade avec mon parapluie en guise d'ombrelle), on est retourné dans notre café pour une petite collation. Les fins d'après-midi, à partir de 14h, on préfère se reposer, bouquiner, taper une news, car il fait vraiment trop chaud. Je n'ose pas imaginer la température au mois d'avril, ça doit être un four. On a essayé ensuite de poster l'autre news pendant 2h30, résultat : échec total. On verra demain si la connexion sera mieux lunée. Pour diner ce soir, on innove la nourriture shan au Lashio Lay Restaurant. On arrive devant un restaurant carrelé de blanc, et une sorte de self-service. En fait, on avait 12 bacs avec des choses différentes dedans, et on devait choisir une viande et un légume, ensuite le riz est à volonté. J'ai eu un peu peur devant la présence de beaux petits piments, et en fait non, ça ne pique pas, c'est vraiment étonnant. De toute façon, la nourriture birmane est connue pour être la moins piquante d'Asie. C'était drôlement bon! Et pour finir : glace au chocolat. Moins bonne que la veille, mais de la glace quand même.
Pour notre dernier jour sur Mandalay, on est allé visiter deux autres anciennes villes royales : Amarapura et Sagaing. On aurait pu se la jouer grands seigneurs et gros fainéants en se louant un taxi, mais on a préféré se la faire « moi, j'suis un routard, je voyage avec le peuple, au contact des locaux », bon, c'est surtout qu'il y avait une sacrée différence de prix.. Et puis, on aime bien prendre les pick-up, Arno monte sur le toit avec les hommes, et surtout les bonzes, et moi, je finis dedans avec les femmes. N'y voyez rien de sexiste, j'ai essayé moi aussi de monter sur le toit et j'ai failli me casser la g....e. A Amarapura, on a traversé un super petit marché pour atteindre le pont en teck le plus long du monde : le U Bein Bridge.
On ne s'est pas retrouvé à la bonne heure, on avait le soleil dans la figure et des cars de touristes se baladant en attendant le repas des moines. Cette partie-là, nous l'avons zappé, car c'est à qui arrivera à mettre son téléobjectif sous le nez des bonzes en premier, au point d'en oublier d'enlever leurs chaussures. Ça donne une sacrée impression d'être au zoo. On a bien profité de notre balade, on a encore rencontré un groupe de Français « ben Monique, faut enlever la robe ». J'avais pitié du guide qui devait subir cela toute la journée. Les Américains sont aussi cons mais, au moins, ils distribuent leur pognon! Enfin, vive les tours organisés!
Ensuite on a repris un pick-up direction Sagaing dans lequel nous avons retrouvé 2 Françaises croisées au petit-déjeuner. Ensemble, on a marché vers la « montagne-colline », en évitant un « pseudo-checkpoint » du ticket à 3$. En fait, on l'a jamais vu. La montée est plus rude qu'à Mandalay mais tellement plus courte. Du haut, nous avons une vue sur la ville aux 500 pagodes. Ça en fait du moine à nourrir!
Sur Sagaing, il y a tellement à voir qu'on ne sait où aller (et leurs pagodes ont une fâcheuse tendance à toutes se ressembler). On décide de rentrer sur Mandalay, il fait chaud, on est crevé. Mais pour rentrer, il faut d'abord refaire les 3km à pied en plein cagnard et, ensuite, attendre que le pick-up se remplisse. Et ça, ça prend facilement 1h. Et Arno a vraiment aimé ce retour.
On the Roof Again !! Pick Up BirmanieUploaded by Golgotlm. - Discover new destinations and travel videos.
Au retour, Arno est allé vous posté la première news de Birmanie, et moi, je me suis attelée à ma lessive. Les vêtements sont lavés à la pièce ici, et c'est quasiment aussi cher de faire laver un tee-shirt qu'un slip!
Pour le diner, on est retourné une dernière fois au stand de chapati. Mais, quelque chose n'allait pas, Arno n'avait pas faim, un peu nauséeux, fatigué. Donc pas de glace!! Et moi qui était prête pour la banana-Split. A l'arrivée, ce sera un bon gros vomi pour Arno, et tous les sacs à faire pour moi. Demain, on part pour Bagan bus, j'espère que ça passera....
Ps : Voila, la seconde news posté de notre hôtel à coté de l'aéroport de Bangkok car internet est une belle galère en Birmanie ...
Bon bon, 2ème essaie pour poster notre news !! Priez pour que ça passe sinon vous attendrez notre retour sur Bangkok ou Kuala Lumpur pour avoir des news !!
Samedi 30 :
Lever 5h00. Un peu tôt, encore une nuit trop courte mais c'est pour la bonne cause, notre avion décolle à 7h30. Aujourd'hui, nous décollons pour la Birmanie. Pays aux multiples facettes, provocant autant de coups de foudre que de polémiques. Nous verrons bien, j'avais été enchantée par les photos d'Odile et Loïc, j'espère que on en reviendra avec le même état d'esprit.
Dans l'avion, la population est très mélangée : occidentaux, Thaï, Birmans, Chinois.... Notre arrivée fut un peu « mouvementée », nous avons atterri.... pour redécoller immédiatement, explications du commandant : la piste n'était pas assez « safe » à cause de §/?@& sur la piste (je ne suis pas encore bilingue). Mais le deuxième atterrissage a été nickel. Première surprise : l'aéroport; il est tout neuf, moderne, propre. Le passage de douane s'est fait sans encombre, et deuxième surprise : j'avais réservé par internet une chambre en ville, mais je n'avais eu aucune réponse positive, et là, une personne de l'hôtel nous attendait. Premier taxi birman : poussiéreux et aucune suspension, mais ils font ce qu'ils peuvent avec ce qu'ils ont. On débarque à l'hôtel (mais où sommes nous!! Y a que des indiens!!), pas trop mal, propre mais vieux, super bien placé. Notre première matinée dans ce pays a été consacrée à …. dormir!! L'après-midi, nous avons commencé à explorer le centre et, surtout, nous sommes allés au marché Bogyoke pour faire du change, en espérant ne pas trop se faire avoir.
On nous avait dit, j'avais lu sur des forums et des blogs : « aucun problème pour trouver où changer, tu auras à peine mis le pied dans le marché que tu te feras accoster ». Eh ben pas nous, au bout d'une demi-heure à tourner entre les boutiques, à redécouvrir les soutien-gorges de nos arrière-grand-mères (à hurler de rire), toujours personne pour nous parler. Donc on a pris notre courage à deux mains, on a demandé à une jeune fille qui nous a indiqué l'épicier. Et, ni vu ni connu je t'embrouille, voilà 200$ changés en 176 000 kyats (et rien qu'en billets de 1000, j'vous dis pas l'épaisseur de biffe-tons). Et c'est parti pour une bonne balade dans Yangoon, sur des trottoirs défoncés, avec plein de gens se retournant sur nous (bon, c'est vrai que j'étais accompagnée de mon animal de cirque...2 m, ça les fait rire). L'apéritif de ce soir : chips de crevettes et … eau (je sais, on est tombé bien bas) et pour le repas du soir un poulet au curry chez l'indien du coin. C'est quand même dingue de mieux manger indien ailleurs qu'en Inde.
Dimanche 31 :
Première nuit nickel hormis les « clac » nocturne du disjoncteur. On a eu droit un petit-déjeuner royal et copieux : thé/café + 2 toasts, pseudo-beurre-margarine, confiture + 1 pancake + un œuf + une assiette de papaye + 1 banane. Et après ça, on a plus faim, surtout qu'Arnaud n'aime toujours pas le goût de vomi de la papaye, donc l'assiette est toute pour moi!
Comme c'était dimanche et jour du seigneur, on est allé à pied (SVP) à la « fameuse » pagode Shwedagon, celle recouverte de plaques d'or.. Il a quand même fallu se délester de 5$/pers (pour les locaux, c'est gratuit, tant mieux pour eux). Mais bon, on peut pas ne pas visiter non plus, on est là pour ça.
Alors cette pagode, elle est juste énorme, déjà de part le taille du chédi, du fait qu'il est recouvert d'or, et d'autre part par le nombre de mini-temples qui l'entourent. Comme partout en Asie, ici, les familles passent la journée au temple, les enfants jouent, on pique-nique, on nettoie une statue ou un chédi à grande eau.... c'est la vie. Ça change des églises chrétiennes où tu te sens opprimé dès que tu mets un pied dedans, où il faut chuchoter, et où l'impression de mort est partout. Ici, c'est coloré, ça bouge, ça discute, ça mange, ça fait la sieste..
On venait juste de terminer notre premier tour qu'on croise un couple de « jeunes » retraités que nous avions vu à l'aéroport. Et on commence à discuter, on fait notre deuxième tour avec eux, et on s'installe sur des marches à tailler le bout de gras. C'était vraiment très sympa de tchatcher, de rester poser à regarder les gens passer, on est bien rester 2h assis à bavasser. On les a ensuite quittés pour nous diriger vers le lac d'à côté où on doit voir le reflet de la pagode, mais là encore il faut payer. Donc, non, les 4$ resteront dans notre poche. J'ai commencé à penser qu'on allait être des vaches à lait tout le long de notre séjour dans ce pays (c'est guerre mieux dans les autres pays, voire moins pire). En rentrant, on tombe devant un tout petit supermarché où on trouve du coca zéro. Allez, ce soir, c'est fête : coca + chips pour l'apéro, et deux poulets biryani délicieux.
Lundi 1 :
Petit-déjeuner toujours aussi excellent. Aujourd'hui on reste à marcher dans le centre-ville. On commence par aller au stadium pour acheter nos billets de bus pour la prochaine destination. Sur le chemin, un Indien nous accoste (on aurait dû se méfier), et nous dit de l'accompagner aux agences car, lui aussi va acheter son billet. Mon oeil, on s'est fait avoir comme des bleus (on n'est toujours pas vacciné après 13 mois de vacances, et surtout par un Indien...les boules!!), on a payé 3000 kyats de plus par billet. Tant pis, la prochaine fois, on fera moins les moutons. Ensuite, on est allé voir l'extérieur de la Sule Paya : chédi de 2000 ans faisant office de rond-point, comme quoi tout peut servir, mais à 2$ l'entrée, non merci.
Après on a marché jusqu'à la Botataung Paya, mais là encore 2$ par personne + 2$ pour l'appareil photo. Ce sera toujours non. En plus de l'extérieur, elle donne pas envie d'y rentrer.
Décidément, le gouvernement aura décidé de nous plumer pour visiter ces temples (qui sont normalement des sites publiques). On est allé ensuite vers Chinatown espérant trouver un resto de bouchées-vapeur. Mais non, toujours les mêmes choses. On a donc décidé de passer les heures chaudes à l'hôtel (il fait vraiment très chaud et il y a plein de poussière) en se dégustant un fruit du dragon. La flemme aidant, on n'est pas ressorti avant le repas du soir : et 2 poulets biryani!!
Mardi 2 :
Lever 6h55 pour être d'attaque pour le petit-déjeuner à 7h pétante. Aujourd'hui, on quitte la ville en bus pour rejoindre Kyaiktiyo et son rocher d'or. Alors là, on s'est vraiment débrouillé comme deux crétins. Aucun de nous n'a demandé combien de temps il fallait pour rejoindre la gare de bus. Au moment de donner la clef, le gars de la réception nous annonce qu'il faut 45 minutes pour s'y rendre et il est 7h45 pour un bus à 8h30. Oups, y a comme une couille dans le pâté. On se presse de trouver un taxi, les 2 premiers refusent de nous prendre. Bordel on a vraiment la poisse! Mais on réussit à trouver un taxi qui 1- accepte de nous emmener, 2- n'essaie pas de nous gruger sur le prix, 3- comprenant notre problème, met le turbo et arrive à 8h25. Ouf! On a économisé 20$. On s'installe à nos places (devant), et on commence à tailler le bout de gras avec un couple de Français du Mans, enfin précisément de Montbizot, le monde est vraiment petit. On essaie de se mettre confortable (un bien grand mot), et on est parti.
Après cinq heures de route, on arrive enfin à Kyaikto. On se dépêche de trouver un logement pour nous délester de nos sacs pour prendre le plus vite possible l'un des camions qui montent au « rocher d'or ». Alors ces camions, c'est assez folklo. Il est écrit sur le panneau près de l'escalier pour monter dans la benne arrière : seulement 25 personnes.... on était 50. Dans la benne, les gens sont assis sur des barres de bois de 15-20cm de large et espacées les unes des autres de 30cm : de quoi caser un Arno!! Lorsqu'on arrive, le camion est plein, mais si on veut, on peut monter derrière, debout, entre le dernier rang et la cage pour les bagages. Qu'à cela ne tienne! Nous vlà monter (sinon il fallait attendre le camion suivant qui ne part que lorsqu'il est plein) avec un asiatique de L.A.
On s'est bien éclaté pendant cette montée. La suivante à pied a été beaucoup, beaucoup moins sympa. Elle était pas très longue mais bien escarpée et en plein soleil. On a mis 35-40 minutes à arriver au sommet... pour se faire délester de 14$ (toujours 2$ pour la caméra). Heureusement qu'il y avait un panneau en bas indiquant les prix. Sinon vous pouvez très bien vous retrouver en haut sans assez de pognon, et là, c'est rageant. Ce « rocher d'or » est un haut lieu de pèlerinage (un peu notre Saint-Anne d'Auray), très connu des Français, car il s'agit, d'après ce que j'ai compris, de la photo de la couverture du 1er magazine GEO (ou du 1er poster). Ma fois, je lui ai trouvé de la gueule, mais le reste du site ne casse pas des briques.
La descente a été beaucoup plus rapide, mais il a fallu attendre que le camion se remplisse pour pouvoir rejoindre le village. On est arrivé à la nuit tombée. Parfait, une douche, et à table. Première déception : le repas était vraiment pas génial, j'espère que ce ne sera pas une généralité. Faut dire que, dans les sites ultra-touristiques, la bouffe est rarement bonne. Mais bon, on a réussi à faire ce que je voulais, on ne restera donc qu'une nuit dans ce village (où il n'y a absolument rien d'autre à faire). Pour la fin de soirée, après avoir bavassé avec le couple de Français, on s'installe dans notre chambre (oh le matelas!!! terrible!! au moins 5cm de mousse!!), et je découvre enfin l'un des monuments cinématographiques français : CAMPING. Ouahhh!!! C'est sympa, mais j'ai bien fait de pas payer pour ça.
Mercredi 3 :
Bonne fête Gwenaëlle!! Je vous rassure, Arno ne me l'a pas souhaitée. Ce matin, on aurait pu glander au lit jusqu'à 9h sans problème, mais c'était sans compter avec les voisins de droite qui ont commencé à faire du bruit dès 6h (ceux de gauche c'était la veille jusqu'à minuit). Après un petit-déjeuner moyen, on s'est dirigé vers la station de bus pour changer de ville. Nous allons à Mawlamyine. Départ prévu : 10h30, effectif 11h. Une chance pour le couple de Français qui, eux, sont montés au rocher que ce matin, ils peuvent quitter une journée en avance ce village. Ensuite, on aura fait même pas 30 minutes de route qu'on s'arrête 1h pour attendre un autre bus où des passagers doivent venir avec nous. D'un voyage qui devait durer 4h, on aura eu droit à 6h de route, coincés dans des sièges pourris (surtout Arno). A l'arrivée à Mawlamyine, on se retrouve à 7 Français à vouloir aller dans la même GH (y en a que 2 de répertorier dans les guides en fait). On chartérise un taxi, ça permet de partager les coups. On réussit à avoir une chambre propre, pas trop chère, mais les matelas, c'est toujours pas ça. On est allé se balader ensuite près du marché avant l'apéro. Le contact avec la population est toujours aussi agréable : sourires, des « hello » en veux-tu en voilà, des éclats de rire de jeunes hommes se comparant à Arno, et quelques regards un peu appuyés sur mon 95C, mais ça va, c'est plutôt discret. On a trouvé un bouiboui vendant des cacahouètes : super! Ce soir, c'est cacahouètes enrobées au goût barbecue avec.... de l'eau. Pour le repas du soir, on est allé dans l'un des resto recommandés par le Lonely Planet, et on n'a pas été déçu. C'est vrai que c'est plus cher que dans les étals de rue, mais il y avait la quantité, et surtout le poulet au citron... huummm c'est bon! Pour finir en beauté : CAMPING 2. Eh bien, c'est pire que l'autre. Rien que pour des navets pareils, Hadopi devrait nous payer pour qu'on les télécharge!
Jeudi 4 :
Lever un peu dur ce matin, la nuit n'a pas été très bonne, j'ai été gênée par le ventilo, et Arno par le matelas, le bruit et les enfoirés qui fument dans le coin « repos » (on n'a pas de fenêtre, seulement des grilles anti-moustiques). Au petit-déjeuner, on retrouve la clique de la veille mais on n'est pas les derniers! Par contre, on quittera bons derniers la tablée : ah ces 2 piplettes! J'avais 2 destinations qui me plaisaient dans le coin mais pour pouvoir aller aux 2 en une journée, il fallait louer un tax, et personne n'était intéressé par mes destinations pour partager les frais. On a donc décidé de n'en faire qu'une en transport local. On a commencé par rejoindre le point de ralliement des pick-up à pied, ensuite on nous a chargé dans un pick-up avec des dames qui revenaient du marché (y en avait une avec du poisson....), direction la pagode Nwa-La-Bot. Arrivés au pied de la grosse colline, on s'approche du camion qui doit nous emmener à destination.... oh malheur, on est que 4 pour l'instant et le camion ne partira que plein. Après une grosse 1/2-heure d'attente, est arrivé un autre pick-up. Le chauffeur du camion, voyant qu'on ne serait jamais assez, décide de nous faire payer plus mais de monter maintenant. On est tous monté dedans et on a commencé à monter, ou gravir, voire escalader par endroits. Les locaux étaient morts de rire, c'était le première fois qu'ils montaient dans un camion pour gravir une colline, ça bougeait dans tous les sens. En chemin, on a croisé un couple de Français qui, eux, montaient à pied. Y en a qu'aiment ça, souffrir en plein cagnard. Arrivés en haut, on a suivi la joyeuse bande qui, comme tous les Asiatiques que nous avons croisés, a visité au pas de charge pour finir vautrer à l'ombre. La particularité de cet endroit est cet amoncellement de 3 rocher faisant penser au rocher d'or, toujours en équilibre grâce à un cheveu de Bouddha contenu dans l'un des rochers (si, si, je vous assure).
Pendant qu'on se reposait de cette montée et de cette visite harassante, Arno a encore fait sensation en s'installant à côté d'une petite dame, qui lui arrivait au mamelon. Encore une copine!
Là, par contre, on n'a pas attendu pour redescendre, le chauffeur nous ayant donné 40 minutes pour visiter. Arrivés au camp de base, on a filé vers la route pour chopper un pick-up pour rentrer. On était au bord de la route quand la clique est partie dans l'autre direction en nous faisant de grands coucous, vraiment super sympa. On a fini cet après-midi de visite par un tour dans la ville, autour des pagodes. Bien sûr, nous sommes en Asie, donc il y a des marches, et des marches...Mais, une fois arrivés là-haut, la vue est imparable... sur la prison. Sur cette colline surplombant la ville, on passe de temples en pagodes, de pagodes en monastère.
Comparé au reste de l'Asie « boudhiste », ce pays est incroyablement plus religieux, on ne compte plus le nombre de moines croisés, de pagodes, de chédi, de stand pour récolter des dons. Pendant notre retour vers l'hôtel et le bord de la rivière, on se promène dans des quartiers où l'on retrouve cette impression de « campagne à la ville », les gens sont super contents de nous voir, ce sont des sourires à chaque maison, et des gamins qui nous crient hello ou mingalabar (dites mineglabar). Vraiment très chaleureux! A l'arrivée à la guesthouse, on s'installe au premier étage afin de voir le coucher de soleil (il est en face de nous, pas besoin de se fatiguer).
Après une douche bien méritée, on se dirige vers des stands alignés le long de la rivière. On croise Nina, une Indonésienne, et Nico, un Français faisant une balade de 2,5 ans en Asie à vélo (voyez les mères, y a plus long que nous), on se joint à eux pour des nouilles sautées puis un lassi (sorte de yaourt un peu aigre, ça ressemble à du lait ribot) avec une boule de glace dedans : c'est bon, on a trouvé notre dessert pour quelques temps, faudra juste trouver des stands dans les autres villes. Après ça, un film, et coucouche panier, demain c'est le départ pour Hpa-An.
Ps : Bon , rien ne vaut d'attendre un jour et d'amené sont propre Pc au cyber , leur faire debrancher un cable reso toussa en language des signes, j'ai été doué !! Donc pour votre plaisird, je vais profité pour rajouté quelques photos à la volées et vous mettre une photos de chaque baroudeur récente ^^ Vu que gwen est resté a l'hotel ... ( Arno )
Ps² : Un bon anniv a Olivier aussi !!
1 mois pou découvrir ce pays