Bantayan :
Bon, cette fin de séjour sur Bantayan a été du grand n'importe quoi. Le samedi, on a tous accompagnés Enrique (ah oui, je viens d'apprendre que Enrique commençait par un E et non un H) au marché faire les courses pour la paella. On a pu admirer la copine d'Eric en pleine négociation pour les seiches.... quel savoir-faire.... pour se rendre compte que le prix augmente de 50% une fois que la vendeuse s'aperçoit que c'est Enrique qui paie! L'après-midi a été mitigée niveau temps, avec plutôt une tendance à pleuvoir, et nous, nous avions plutôt une tendance à vouloir faire la sieste. Le soir, Enrique s'est mis au taf, y avait quand même de la bouffe pour 20 à faire!!
Alors, d'après le gars de Grenade, il faut mettre 2 viandes différentes (poulet et lapin/porc), tous les produits de la mer que vous trouver (crabe, moules, seiches et non des calamars, crevettes....), des tomates pelées en boite, des poivrons, des artichauts et des petits pois.
Bien sûr, c'est le soir où nous décidons de faire un repas entre nous que tous les touristes décident de venir manger chez Denis. Il a fallu attendre qu'ils se calment tous pour qu'Enrique puisse commencer et apprendre au cuisto philippin comment faire une paella.


On a enfin pu se mettre à table vers 21h.... et quel régal!! Merci Enrique! Ça fait du bien de manger européen.


Le lendemain, après une petite nuit pour Serge et une grande pour nous (faut dire qu'il n'y avait toujours personne dans le resort, 2 ou 3 chambres utilisées maximum), on est allé prendre le petit-dej. La rue du village se transforme ce jour-là en marché local. C'est plutôt rigolo.

Ensuite, on a repris nos montures pour aller explorer la partie nord-est de l'île. Sur la route, on a croisé quelques élevages « industriels » artisanaux de volailles. L'odeur est identique à ceux de nos contrées, on vous rassure.


Ensuite, on a trainé nos guêtres dans des villages de pêcheurs. Que la vie est tranquille dans ces coins paumés! Ça se fatigue pas trop.


Les plages sont moins intéressantes dans cette partie de l'île. Certes, la mer est toujours aussi bleue, le sable aussi fin, mais il y a tellement d'algues sur la plage et à 2m du bord de mer. Nager devient difficile. On trouve également plus d'ordures. Mais la balade est toujours aussi sympa. On a été piégée par une petite vieille, qui ne ressemblait à rien, entrain de mettre des algues à sécher.... et qui nous a sorti un anglais impeccable quand Enrique l'a saluée! Il en est resté comme 2 ronds de flanc... la coquine!!




On est allé ensuite se reposer et se baigner pour être en forme pour The Soirée. Eric a eu la bonne idée de nous proposer de nous déguiser. Thème de la soirée : homme en femme, et femme en homme. Ben voyons... ça a été plus facile que prévu. Un peu de maquillage, une petite coiffure, et le tour est joué! On s'est donc tous retrouvé chez Eric pour la séance travesti (je sais, Arno est toujours aussi classe, le côté féminin s'affirme de plus en plus et mon genre Bikeuze est terrible aussi ).



Quelle Aura !!!

On a ensuite traversé le village en moto, histoire de se la faire un peu discret (à 3 par moto, c'est sûr, on a été discret!...)

notre Brigitte Barjot corse
A notre arrivée, Denis a explosé de rire. Mais quelle surprise pour nous aussi, la belle-famille était aussi invitée!! Bon, ça va, on a choqué personne. Nos déguisement étaient plutôt réussis, Denis n'a même pas reconnu Enrique. Après les multiples embrassades et petites larmes versées, on a enfin entamé l'apéro puis le cochon de lait à la broche (ici, à chaque fête, c'est un cochon). Et l'heure avançant, certains ont rapidement oublié les leçons de maintien de Nadine de Rotschild!

les Coucou Girls



si on vous dit que c'est un gâteau au chocolat?
Quoi? Il n'a pas 33 ans? On nous aurait menti?


On a franchement bien rigolé, le beau-oncle (je sais, ça ne se dit pas) s'est mis une mine tout seul au rhum local , l'équivalent de notre alcool à brûler, et venait chercher Enrique (alias Conchita) et Arno pour qu'ils le prennent en photo.
Cebu-Dumaguete :
C'est avec une pointe de regret que nous avons quitté notre petit paradis de Bantayan, mais toutes les bonnes choses ont une fin. On a repris le ferry pour Cebu Island, puis le bus jusqu'à Cebu City. Nous avons décidé de faire une pause pour la nuit afin de ne pas passer 15h dans les transports et partir à 4h du mat. A Cebu, on est retourné dans la même GH, que nous avons beaucoup de mal à recommander, hormis pour ceux qui font un transit d'une seule nuit. La première fois, la chambre puait, la deuxième fois, le matelas était inexistant. Mais on a quand même profité d'être dans une « grande » ville pour aller manger une pizza 6 fromages chez Pizza Pute. Oouuuaaaahhh!!! Du fromage!!!! Le lendemain, nous avons repris nos cliques et nos claques pour rejoindre le sud de l'île et prendre le ferry pour Dumaguete sur l'île de Negros.
L'île de Negros ressemble étrangement aux autres îles. Faut dire que ce n'est pas la diversité qui saute aux yeux ici : mer bleue, végétation luxuriante avec les mêmes arbres partout, et gamins criant hello.

Nous avons passé la première soirée à l'hôtel, fatigués du transport, mais ça n'a pas été une réussite sur le plan bouffe. La fainéantise ne paye plus ma bonne dame!
Le lendemain, on a commencé par aller se faire plumer au bureau de l'immigration pour la prolongation de nos visas : environ 50€ par personne. Faut bien renflouer les caisses de l'état. Ensuite, on a visité le centre-ville.... ¼ heure à tout casser. On a marché le long de la mer pour aller acheter nos billets de ferry pour rejoindre Tagbilaran le surlendemain. Mauvaise surprise, on arrive au moment de la pause de midi : bureaux fermés. La ville ne nous intéresse pas plus, on décide de passer le reste de l'aprem à la GH (on a TV5 monde!!) après une petite halte chez MacDo.
Le deuxième jour, on a loué une moto pour se balader à l'extérieur (mais si on se fait arrêter, il faut dire qu'on l'a empruntée à notre pote Dany.... ça sent pas l'arnaque à 2 balles). Retour au port pour acheter nos billets pour le lendemain : alors ils ne savent pas si on aura un bateau car, Ocean Jet, la seule compagnie faisant la liaison, a 2 bateaux en panne... revenez vers 17-18h. On est, donc, parti voir les 2 lacs jumeaux au nord.... bof, pas de quoi jubiler, et en plus cher. On a, par contre adoré la promenade à moto, surtout les montées à pied que j'ai due me cogner car la moto ramait avec nos 2 poids.


Après la pause de midi au MacDo (ben oui, un Sunday Caramel à 40 cts d'euro, ça ne se refuse pas), on a continué vers le sud pour aller voir les chutes d'eau de Cararoso..... qu'on ne verra jamais, la moto n'étant pas assez puissante. Mais toujours un vrai plaisir à arpenter les villages.
A 18h, on est retourné acheter nos billets.... mais le guichet était fermé!! Génial!! Avec 2 pancartes :
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1: le bateau du matin, celui qu'on voulait, est annulé
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2 : Le bateau de 14h20 est maintenu provisoirement jusqu'à 9h du mat, ça veut dire quoi?
Décidément, on croule sous la chance! Et le numéro de téléphone donné ne répond pas.
Le matin du départ, je suis allée au port et, ô miracle, j'ai pu enfin avoir nos sésames pour Tagbilaran.
On s'est pointé pour 14h au port afin de ne pas rater notre ferry..... pour ne partir qu'à 16h. Vive les Philippines. S'il y a une chose que nous avons appris en Asie, c'est la patience vis-à-vis des transports, mais on bénit toujours autant le Japon avec ses 6 secondes de retard sur un an, tout transport confondu.
Bohol-Panglao :
Nous voilà enfin arrivés à destination sur l'île de Panglao! 0 l'arrivée au port, on a pris un tricycle à moteur qui nous a conduit à la Hope-Home GH tenue par Peter, un Allemand. A peine arrivés, on a rejoint Serge et Laurence, nos 2 Suisses préférés, pour prendre l'apéro. Ils étaient entrain de se faire masser Au VillaBelza, un « resort » tenu par un Français écumant Voyageforum. J'ai été bien déçue du personnage et de son accueil, on n'est pas prêt d'y retourner. Après une bonne soirée, il est temps de mettre la viande dans le torchon! ET LA, c'est le drame!! On a un lit 2 personnes taille philippine avec matelas inexistant. Mais Gary, le manager, nous a arrangé ça le lendemain. On a changé de chambre et il a rajouté un matelas par terre pour Arno. J'ai dormi avec mon mari à mes pieds, quelle belle image!!
Notre première journée s'est passée sur Bohol, on a écumé les églises, les villages (Serge s'est encore fait caressé par un jeune garçon mais à la poche de pantalon cette fois, attention, ça remonte!). On a pu admirer les fameuses Chocolate Hills, et voir le non moins célèbre Tarsier, ainsi que des oiseaux, des lémuriens, un émeu (qu'est-ce qu'il foutait là??!) et un pont suspendu. Une bonne journée qui s'est finie dans l'eau d'une plage magnifique.

the ziziraiders are back

avec une plaque à mes initiales, il ne peut rien nous arriver



lémurien en pleine action... attention, ça va vite

le tarsier

il transpire l'intelligence celui-ci

OUAAHHH!!! Qu'on est beau!!!!


Comment ça, on n'a pas de casque?!?! Mais on ne roule qu'à 90km/h!
Le soir, on est allé manger sur la plage d'Alona Beach. On a pu apprécier le service philippin : aucun cocktail servi ensemble, plats froids et, bien sûr, pas ensemble..... enfin, les Philippines quoi! Mais bon, une bonne ambiance, quelques blagues, l'espérance qu'Arno se prenne une vague... Et les soirées de l'ambassadeur sont toujours une réussite.

Pour notre deuxième journée, on a partagé une bancas (bateau local) pour aller faire du snorkeling sur Balicasag et se prélasser sur Virgin Island. Alors, beaucoup vont dire qu'on fait les fines bouches, mais on n'a pas trouvé le site exceptionnel. C'est sûr qu'on n'avait pas la lumière appropriée (pas de soleil), les masques étaient pourris (fendus, prenant l'eau, et avec un antibuée ne fonctionnant plus). Mais ce sont les mêmes poissons qu'en Thaïlande, Malaisie, Indonésie. Par contre, la falaise tombant à pic était majestueuse. Et de toute façon, le poisson, moi, je le préfère avec des oignons, des tomates et du vin blanc! (oh bordel, au moment où je vous écris ça, il pleut des cordes!!! la poubelle de 100l est déjà pleine, et on ne s'entend plus crier!)
On est allé ensuite sur Virgin Island. C'est sûr que c'est beau, mais on a toujours un temps gris, il n'y a aucun fond pour nager et c'est plein d'algues.



tout le monde n'a pas une classe naturelle (c'est quoi entre les cuisses... la jambe d'Arno)
On finira rapidement cette journée à l'hôtel de nos 2 Suisses à écouter nos 2 hommes parler ordi et internet (Laurence a le même niveau que moi en informatique). Pour notre dernière soirée ensemble, on est retourné au même resto (ils se valent tous sur le plan du service)... et on a eu le droit au même service mais avec, en plus un roulé-boulé de Laurence depuis sa chaise dans le sable, et un bon mouillage de fesse par une vague pour Arno. Serge et moi-même sommes restés intact, ça s'appelle la classe!
Notre dernière matinée ensemble nous a amenés dans une grotte, où nous avions la possibilité de nous baigner dans une eau claire.... sur laquelle flottaient des fientes de chauve-souris... non merci. Vu l'heure, on est rentré à leur hôtel et avons passé nos dernières heures le derrière dans la piscine. Quel crève-cœur de quitter nos nouveaux amis. Mais on va en retrouver d'autres à Manille pour Noël.
Sur ce, passez tous un joyeux Noël!!
Bon anniversaire à notre tata par adoption préférée.
Et merci Marie Noël et Patrice Fouettard de nous permettre de repousser notre retour. Ça s'appelle être généreux ou comment donner le bâton pour se faire battre!
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